Mes cheveux sont plus beaux que moi, part 1
Par Flannie • 9 sept, 2010 • Catégorie: L'insoutenable légèreté du cheveu, Ma minute Bridget •
Vous croyiez que vous alliez échapper à la fin de mes tribulations capillaires ? He, he ! C’est que mes cheveux n’ont pas encore dit leur dernier mot. Pour vous rafraichir un peu la mémoire, je vous propose de reprendre les aventures de ma tête de caniche depuis le début.
EPISODE 1:
J’ai de beaux cheveux, de très beaux cheveux. Je dirais même que j’ai des cheveux magnifques. Tellement magnifiques qu’on se demanderait presque pourquoi j’oserais m’en plaindre, hein ?
Et bien, je m’en plains car j’ai un mal fou à vivre avec eux. Ils me font de l’ombre… ou me mettent trop en lumière, c’est selon. Et je vais vous expliquer pourquoi si vous le voulez bien.
J’ai de longs cheveux très frisés et chatain, un peu roux par endroits. En été, ils virent au blond. En automne, ça ressemble plutôt à la noisette. Il parait que c’est joli.
Depuis ma plus tendre enfance, ils suscitent toutes sortes de commentaires admiratifs, de regards, de petits surnoms plus ou moins mignons (du style « Flannie, tête de fion »), de caresses de la part de personnes que je ne connais même pas. Mes cheveux attirent plus que je ne le voudrais. Aussi, la plupart du temps, je les attache pour avoir la paix.
En 6e, je me souviens m’être battue avec une fille dans la queue pour la cantine car elle n’arrêtait pas de dire que je mettais des bigoudis le matin. Je lui répondais que c’était mes vrais cheveux mais elle me traitait ensuite de menteuse. « Menteuse, menteuse, menteuse, ment… » Paf ! Elle s’en est pris une et puis c’est tout.
Chaque fois que ma mère m’emmenait dans un salon de coiffure, les employés étaient gaga. A peine s’ils ne bavaient pas en tournant mes boucles entre leurs doigts ! Au début, je trouvais que c’était gentil puis, à force, je ne savais plus quoi faire. Je souriais alors bêtement dans le miroir en espérant qu’ils changent de sujet. C’est un peu comme si les coiffeurs s’étaient cru obligés de combler en mots ce qu’ils me coupaient en boucles. Ca devait coûter cher à ma maman et, quand j’y repense, je me dis que c’était bien inutile car jamais personne ne voulait faire quoi que ce soit avec mes cheveux. « Couper ! Mais pourquoi ? » hurlaient-ils d’une voix stridente. « Ils sont trop beaux on n’y touche pas ! » qu’ils disaient ensuite. Heureusement, ma maman a fini par me couper les cheveux elle-même mais quand ses copines venaient à la maison, c’était le même refrain. Elles ne pouvaient s’empêcher de me tripoter la tête en gagatant gravement (Surtout, n’oubliez pas de prendre un ton bien niais et bien crispant en lisant ces phrases…) « Ah le joli bout de chou-chou avec ses belles frisettes ! Comme elles sont jolies tes frisettes ! Oh oui, goudi goudi goudi ! Tu veux bien me donner tes frisettes, ma petite chérie ? Oh oui, qu’elle est jolie ! » Même chose avec les vieilles dames dans la rue. Elles me parlaient comme les mémères à leurs caniches « Oh qu’il est joli ce trésooooooor ! Et il est gentil avec sa mamaaaaaaan ? Comment ? C’est une fille ! Oh qu’elle est beeeeeeeeeelle ! Et elle me dooooonne ses jolis cheveux la petite puuuuuuuce ? »
Ben oui, va ! Prenez les ! Pensez bien qu’ à cet âge-là, ça m’aurait fait plaisir. Ma meilleure amie avait des cheveux raides et « brillants ». Les plus belles filles de l’école avaient des cheveux raides et longs et soyeux. Idem pour les filles de la danse. A chacun de leurs entrechats, je regardais leurs cheveux s’envoler avec aisance pour atterir ensuite sur leurs épaules avec une légèreté et une féminité que ma tignasse jamais n’aurait pu égaler. Toutes avaient l’air de faire « un » avec leurs cheveux. Toutes sauf moi. Mes cheveux ne s’envolaient pas gracieusement, ils se soulevaient péniblement en un bloc. Ils ne retombaient sur mes épaules avec légèreté, ils s’écrasaient comme une chape de plomb dans mon dos. Le pire, c’est quand une chipie avait la bonne idée de m’oter ma barrette ou ma pince. Mes cheveux ne retombaient pas. Ils gardaient la forme. Les garçons (sûrement de futurs ingénieurs) trouvaient la chose fascinante mais les filles, elles, en riaient beaucoup. Je peux les comprendre: quand je défaisais mes couettes, je ressemblais à un cocker aux abois. mes cheveux n’en faisaient qu’à leur tête, pas à la mienne.
Caniche, mouton, tête de fion, poil de c…, champignon atomique, Jackson Five, Grouchotte… j’en passe et des meilleurs ! Vos cheveux vous ont-ils déjà valu autant de jolis surnoms ?
Heureusement, peu de gens savaient pour le morpho-pouvoir de mes cheveux ! J’ai fni par me dire qu’ils possédaient une intelligence propre. une mémoire capillaire unique et j’ai commencé à me méfier. Je crois que c’est après avoir vu 2001 L’odyssée de l’espace en vidéo. Si mes cheveux étaient doués d’une intelligence propre, qu’étaient-ils réellement capables de faire ?
Tatatam…
( Suite au prochain épisode )
Flannie :
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Mes cheveux à moi aussi sont bouclés et très volumineux : ce qui me vaut le surnom de Poulpe (en référence aux bras ondulants de ses bêtes des mers) par les potes de mon chéri.
Au début ça m’énervait, et maintenant ça me fait rire. J’ai même signée une carte postale du nom de « Poulpy ». C’est mignon tout compte fait.
Bisous, et sympa ton blog ^^
Merci, Miss Curly ! Rien qu’à ton pseudo, je savais qu’on avait des choses à se raconter
C’est vrai que Poulpy sonne joliment mignon
Enfin, moi, j’imagine bien un petit personnage qui danse avec des cheveux partout et tout et tout…
On n’est jamais content avec ses cheveux… Moi, pendant longtemps, j’ai eu des cheveux de folie… jusqu’au genou, mais c’était un peu n’importe quoi, j’avais l’air de cheveux à pattes. Quand je suis allée chez le coiffeur, je les avais déjà raccourci de 50 cm, mais il a eu du mal à couper quand même. Depuis, je n’en fais rien, donc je n’ai l’air de rien. Ils sont bien juste quand je les tire en arrière, type chignon, j’ai l’air sérieux. Sinon, j’ai l’air d’une folle mal coiffée… Il faut que je me bouge… Donc, en fait, moi, je rêve de cheveux comme toi, avec du caractère.
Ha, ha ! Je me marre parce que, tu le verras sûrement au fur et à mesure de l’histoire, moi, j’ai le problème inverse: j’aimerais que mes cheveux aient moins de caractère que moi.
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