My precoce is happy: comment rendre un enfant heureux d'aller à l'école ?
samedi, février 5, 2011 at 10:25PM My precoce is rich. My precoce is not rich.
My precoce is happy. My precoce is not happy.
Heureux qui, comme Sixpommes, n'a pas eu à avaler la méthode Assimil avant d'entrer au collège. Moi, j'en garde encore quelques cicatrices en travers de la gorge. ;-)
Quant à Sixpommes, dont je vous ai déjà parlé de la précocité et de la réaction surprenante de certaines maîtresses par le passé, j'avoue ne pas trop savoir s'il est content à l'école ou non. il n'aime pas trop s'exprimer sur le sujet ni m'inquiéter. Il a une maîtresse très sympa cette année qui ne lui met pas la pression outre mesure. Ce qu'elle en dit ? "Il ne s'est toujours pas décidé à travailler mais, heureusement pour lui, il a des capacités intellectuelles énormes." Ca change des menaces et de l'humiliation qu'il a pu subir avec certaines... Par contre, avec ses camarades, il reste le "garçon différent, souvent malade, souvent absent, souvent puni, qui ne fait que des bêtises et rire comme un idiot."
- Il ne faut pas être ami avec lui, il ne fait que des bêtises.
- Sixpommes, il est trop bizarre, madame.
- Madame, Sixpomme s'est fait gronder et la maîtresse l'a envoyé dans une autre classe.
- Madame, pourquoi Sixpommes n'a pas toute sa tête ?
Euh... mon fils, pas toute sa tête ? En ce moment, je ne réponds plus mais ceci est à peine un petit échantillon de ce que les enfants qu'il fréquente depuis 4 ans peuvent me dire quand j'arrive près de l'école.
Moi qui croyais que la précocité était un don, je me rends compte d'année en année que c'est un calvaire pour un petit enfant d'être si différent des autres. A une époque, j'avais l'impression que la différence était une richesse. Aujourd'hui, je constate que les différences des uns et des autres sont des gênes au sein d'une même classe.
Vous savez que j'ai une dent - que dis-je ? - une mâchoire contre une certaine maîtresse qui a beaucoup abîmé Sixpommes pendant 2 ans (ceux qui ne le savent pas attendront bien que mes anciennes notes soient rapatriées...) mais le problème ne résiderait-il pas, plus largement, dans la conception que nous avons de l'école ici en France ?
En France, il n'y a que l'école dans la vie pour définir ce que nous sommes / allons devenir. Dès lors, la pression pour être "comme les autres" est effrayante. N'ai-je pas entendu que j'allais droit dans le mur avec mon fils parce que je ne m'inquiétais pas trop du fait qu'il rangeait mal son sac à dos en maternelle ? Si.
Comme le résume si bien François Dubet dans les entretiens ci-dessous, en France "tu rentres en CP, tu joues la totalité de ton destin."
Entretien avec François Dubet 1/2 – Mediapart
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Ces entretiens ont été réalisé à l'occasion de la sortie du livre "Les sociétés et leur école", co-écrit par François Dubet, Marie Duru-Bellat et Antoine Vérétout.
Entretien avec François Dubet 2/2 – Mediapart
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Comment expliquer que les sociétés et leurs écoles ne se ressemblent pas ? Comment expliquer que les enfants italiens ou espagnols sont plus heureux à l'école que les français alors que notre système scolaire n'est pas bien plus efficace que le leur ?
Merci à Fanette pour les vidéos ;-)
