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mardi
mai242011

Amis de la poésie...

Ah, mes pointures, je sens que ça va péter dru sur l'escarpin cette semaine. Je fais mon retour de couches. Enfin, je fais, je fais... C'est vite dit. Je subis, oui ! Au bout d'un an, le choc est rude mais la poésie est toujours intacte. A ceux qui disent que l'allaitement retarde le retour de couches, j'ai bien envie d'accrocher une Vania derrière chaque oreille, histoire d'en faire des ânes à ailettes.

Sur ce, je m'éclipse. Je préfère vous laisser en compagnie de mon vieux pull cette semaine. Il sera d'humeur moins hargneuse.

 

lundi
mars142011

Comment savoir qu'un enfant est le 3e de sa fratrie...

Je me souviens que Caro nous avait rédigé une note hilarante sur la question l'année dernière. Pour ma part, je constate ces jours-ci qu'on devine qu'un bébé est déjà le 3e de sa fratrie quand...

1) Quand son bout de cordon tombe, on ne trouve plus que c'est dégueu - tout au plus, ça ressemble à un bout de chorizo oublié sur une vieille part de pizza - et on va le jeter sans cérémonie.

2) Quand le bébé est affairé à téter, on ne cherche même plus à rattraper le temps intellectuellement. Lors des premières tétées de Sixpommes, j'étudiais Shakespeare d'une main, me demandant avec effarement comment le prof de litté pouvait nous commander de lire 13 livres sur le petit Billy en seulement un mois et demi. Pour Miette la goulue, je me suis tapée La montagne de l'âme... et j'ai regretté Shakespeare. Maintenant, avec Lulu, je ne cherche même plus à m'instruire, je joue à Tetris d'une main.

3) On ne se bat plus pour savoir qui va changer les couches les plus odorantes. Le premier arrivé est le premier servi.

4) On ne trouve plus que le principe du cododo est anti-sexe. On sait juste que ça va nous permettre de survivre aux 60 ou 90 premières nuits avec bébé... et qu'on fera l'amour au petit jour...

...les bons jours, bien sûr !

 

 

mercredi
mars092011

Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur... l'après-grossesse (2)

Ce soir, je retourne au cabinet de la sage-femme pour faire peser la Lulu. C'est le genre d'exercice dont je m'étais bien passée pour Miette tant je trouvais cela gonflant de peser les nourrissons tout le temps mais, cette fois, c'est ce qui m'a permis de sortir de la maternité au bout d'une semaine donc je vais m'y plier.

Après l'accouchement, Lulu a eu une jaunisse carabinée et j'ai dû interrompre quelque peu mon traitement sous antibio pour mon otite. A deux, nous étions tellement à plat que l'une n'était pas capable de téter assez vigoureusement pour se nourrir et l'autre pour avoir sa montée de lait à temps. Une fine équipe !

Au bout de quelques jours de perte de poids drastique, j'ai accepté de donner des compléments de lait industriel à la Lulu. Parmi le personnel de la maternité, il y avait le clan des "vous n'avez pas de lait" et celui qui pensait que "ça allait venir". Après tout, j'avais tellement de lait pour les deux premiers Pepper que certaines personnes à l'humour ravageur m'avaient plusieurs fois comparée à une vache laitière.

Est-ce que mes pis font aujourd'hui la grève pour supporter la révolution arabe et être raccord avec le prix à la pompe ? Aucune idée. Toujours est-il que, depuis samedi, je suis de retour à l'allaitement exclusif et la Lulu n'a pas pris un gramme. Rien pris, rien perdu. Je suis donc un peu stressée pour la pesée de ce soir qui signifierait - si elle ne prend toujours pas de poids - que je suis obligée de repasser à un allaitement mixte.

Est-ce que c'est grave sur l'échelle d'une vie ? Non. C'est à peu près aussi palpitant que le manifesto d'Yves Saint Laurent ou le pop-up store de Chanel et Colette mais je crois que je le vis cette fois beaucoup plus intensément parce que je réalise que Lulu est certainement...

mon dernier enfant.

lundi
mars072011

Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur... l'après-grossesse

Hier, quand la sage-femme est arrivée à la maison, j'étais allègrement en train de me tartiner le mamelon gauche de graisse de laine, la Lulu avachie sur le lit entre mes jambes. C'était un de mes grands moments "Monique Crochon", un moment durant lequel on se sent si femme que le sex-appeal de Monica Belluci, en comparaison, c'est juste du pipi de souris.

La sage-femme était fort jolie. Mince, élancée et souriante comme la Cerise de Groupama débarquant dans sa tenue de cow-girl. Elle avait une belle peau hâlée contrastant espièglement avec l'éclatant liserai blanc de son soutien-gorge.

Moi, en face, j'ai essayé de lui rendre son sourire en me débatant avec le mien, un vieux soutien-gorge d'allaitement distendu, plus écru qu'étincelant, parfait pour les montées de lait. Derrière, l'homme la suivait, l'air totalement blasé.

Pourtant, quand elle est partie, je n'ai pas pu m'empêcher de demander à Sergent:

- Diiiiiiiiiis, est-ce que tu m'aimes ?

- Oui, plus que tout (réponse habituelle qui devrait être satisfaisante mais...)

- Et ma poitrine ?

- Je l'adore.

- Et mon corps ?

- Oui.

- Et mon ventre ? Dis, mon ventre, il ne te dégoûte pas trop depuis qu'il est tout "floc-floc" ?

- Mais non. Tu viens d'accoucher. Qu'est-ce que tu as ?

- Euh... rien.

Ce que j'ai, bichons et bichounettes à talonettes, c'est que l'homme, en moins d'une semaine, a réussi à:

  • me voir vomir sur le tablier d'une charmante étudiante en pleine salle d'accouchement
  • contempler l'entrée de ma grotte avant et après sa restauration
  • assister à une séance de mise au sein unique durant laquelle Lulu et moi étions nues comme des vers luisants entre deux auxiliaires de puériculture (un grand, grand moment) dont l'une cherchait à stimuler un sein tandis que l'autre stimulait le bébé, tout ça en transpirant comme des phoques échoués dans un hammam libyen...
  • croiser une bonne dizaine de nanas qui m'ont trituré les tétons comme jamais il n'a eu le droit de le faire dans sa vie
  • me tenir compagnie pendant que j'étirais mes mamelons dans des tire-lait électriques
  • et j'en passe...

Autant de moments "Monique Crochon", de grands moments d'exception, qui font que je me sens moins femme que tout à ses yeux depuis que j'ai accouché.

vendredi
févr.112011

Dans ma valise de maternité, il y aura...

 

 

 

Bien sûr, je n'oublie pas non plus mon pantalon Monop aussi doux qu'un pull en laine, quelques t-shirts d'allaitement, le matos pour la Lulu (bodies croisés, pyjamas, bonnets, etc...), un brumisateur, une crème pour les seins, des super culottes-filets et tout ce qui est inscrit sur la liste de la maternité mais plutôt que de vous présenter une liste de maternité classique, j'avais envie d'une valise chouchou, une  valise pour les mamans qui accouchent en hiver et ont autant besoin de tendresse que leurs nouveaux-nés ;-)

A l'occasion, je vous scannerai la liste de ma maternité et vous pourrez comparer avec celle du Cahier grossesse des Paresseuses.

PS: petite précision nécessaire à notre époque: cette note n'est sponsorisée par aucune marque !

 

mercredi
févr.092011

Le facteur et le recueil-lait

Avant, ma conception du recueil était essentiellement poétique. Puis, j'ai découvert le recueil-lait et compris que le premier défi d'une mère était de mêler la poésie au quotidien.

Je garde bien au chaud en ma mémoire le cuisant souvenir d'un midi de juin 2007. Johnny Be Good, mon facteur habituel, était en vacances. A sa place est arrivé un jeune gars ultra-craquant, comme j'aime, avec un menton volontaire et un regard rieur. Comme il faisait chaud, il ne portait qu'un bermuda long et un t-shirt blanc, laissant deviner juste ce qu'il fallait de ses muscles saillants.

J'avais beau savoir mon homme au salon et sentir les restes de mon épisiotomie, je n'en étais pas moins en mode midinette hyper troublée par la vue de mon nouveau facteur.

J'ai ajusté machinalement les bretelles de mon débardeur sur celles de mon soutien-gorge, rougi comme une fraise Tagada quand il m'a tendu mon colis en souriant puis je me suis rendue compte que j'avais les mains prises alors qu'il me tendait son registre.

A mon tour, je lui ai souri, espérant comme d'habitude que l'émeraude de mon regard éclipserait mes rougeurs à ses yeux (manque de bol: les deux teintes se marient à merveille !) et me suis penchée précipitamment pour poser mon colis à terre.

Pourquoi n'ai-je pas signé avant de prendre ce fichu colis ? Je n'en sais rien.

Toujours est-il que je portais un joli soutien-gorge d'allaitement blanc qui avantageait le décolleté et, à l'intérieur, deux coupelle recueil-lait... avec becs verseurs.

La honte de ma vie.

Il avait aux pieds des bateaux en nubuck.

Je dis bien "il avait" car dessus j'ai déversé le trop plein des deux dernières heures de la matinée.

En général, je ne suis pas peu fière de savoir que j'ai beaucoup de lait à offrir mais là... comment dire ? Il n'y a pas de mot pour décrire la honte que j'ai ressentie en voyant le dessus de ses mocassins. je n'ai même pas pu me relever entièrement pour signer sa fichue feuille et je me souviens être entrée chez moi, penchée, la tête baissée, en tirant mon colis à moi sans même me relever.

Je me demande s'il a fini par comprendre pourquoi ses chaussures étaient trempées et collantes en quittant mon paillasson...

mardi
févr.082011

Un nuage de lait avec un soupçon d'infidélité...

Aujourd'hui, j'avais prévu de vous parler de lait, de recueil-lait, de tire-lait, d'un facteur ultra-craquant, d'une paire de soutiens-gorge anglais, de mouton, de lanoline et de constipation... mais j'en suis à ma 3e otite de l'hiver et je ne suis même pas capable d'amener les enfants à l'école depuis hier.

Eux sont ravis, mes oreilles un peu moins ;-) Ceci dit, comme les monstres sont aussi enrhumés et que ma DPA approche à grands pas, j'en profite pour leur rappeler qu'il faut se moucher et guérir vite car ils seraient les premiers dépités si jamais ma chambre à la maternité leur était interdite pour cause de maladie. Je n'ai pas trop à me battre pour les soigner car ils sont fans depuis un bon mois de "Il était une fois la vie". Chaque matin, à l'arrêt de bus, ils inventent un scénario différent. Ils sont tantôt protéines, tantôt globules avec une préférence pour les blancs qui représentent la police du corps et peuvent ainsi matraquer tous les microbes. Vous n'imaginez pas le plaisir que j'ai en ouvrant la porte à midi de les voir se précipiter à la salle de bain pour se laver les mains ou courir se brosser les dents après le repas pour se débarasser des vilains gars bleus qui veulent creuser les dents. Pourvu que ça dure, Maestro ;-)

En attendant d'être à nouveau opérationnelle pour écrire des notes un peu plus fouillées, vous pouvez retrouver sur Ladies Room une petite étude que j'ai eu envie de mener avant ma grossesse. La rédaction a eu la gentillesse de mettre mon article à la une aujourd'hui.

Si vous n'avez rien à vous mettre sous la dent au déjeuner - ou si vous vous intéressez quelque peu à l'infidélité de certains messieurs, c'est ICI.

Bon mardi, les pointures !