La vie à 5 vue du mardi
mardi, mars 22, 2011 at 3:16PM 
Il y a des jours moins drôles que d'autres. Des jours bien rangés où tout se passe à merveille, des jours de plus en plus rares durant lesquels on pourrait postuler pour le très envié titre de Déesse de l'organisation et puis, soudain, un mot, un couac, une douche froide et on regrette aussitôt le chaos de la veille qui finalement était bien plus rigolo.
La maîtresse de Sixpommes m'a dit ce midi que le directeur de l'école était venu la voir suite au courrier qu'on lui avait envoyé pour préciser qu'on gardait les enfants une semaine avec nous suite à la naissance de leur petite soeur. Le directeur voulait savoir pourquoi, malgré les très nombreuses absences de Sixpommes cette année, elle ne l'avait pas signalé auprès de l'inspection académique.
Là, j'avoue que j'ai eu l'impression de prendre une douche ultra-froide, du genre qu'on prend à minuit pour se détendre. On se tartine de gel lavant Rêve de Miel, on se masse le cuir chevelu en rêvant au dernier coiffeur qui nous a fait de l'effet et, soudain, l'eau devient ultra-froide. Normal. La vie à 5, ça épuise aussi les ballons d'eau chaude.
Toujours est-il que la maîtresse a expliqué au directeur que j'avais eu une grossesse à risque et que nous habitions loin de l'école, que nous venions en bus tous les jours...
Si je rajoute à cela les nombreuses grèves de transport qu'il y a eu après la rentrée, les manifs à répétition, la neige cet hiver, la panne de chaudière que le proprio a laissé traîner deux mois et le simple fait que Sixpommes est très fragile des voies respiratoires et tombe souvent malade, il y a en effet de quoi cumuler les absences.
Pourtant, je ne m'attendais pas à ce qu'on me dise un jour que nos allocations familiales nous auraient déjà été retirées si l'inspection académique avait été informée des absences de Sixpommes. J'avais l'impression que c'était une mesure pour les parents "hors-la-loi" - pas forcément pour les cumulards d'emmerdes à la santé fragile.
Moi qui faisait ma maligne en disant que le trou de la Sécu était suffisamment béant pour ne pas le creuser plus en visites chez le docteur pour un simple certificat médical, je me sens un peu conne aujourd'hui...
En même temps, et même si les absences du petit gars sont effectivement très nombreuses, aucune ne sort du cadre légal que j'ai lu ici:
"L'école est obligatoire entre six et seize ans et les enfants doivent, de ce fait, être assidus. Certaines absences sont toutefois autorisées. L'article 131-8 du code de l'Education en dresse la liste :
• la maladie, notamment si elle est contagieuse ;
• la tenue d'une réunion solennelle de la famille (mariage, enterrement…) ;
• un problème de transport pour se rendre à l'école (grève, accident…) ;
• l'absence temporaire des personnes responsables lorsque les enfants les suivent.
La loi prévoit qu'en cas d'absences non justifiées et répétées, c'est-à-dire au moins quatre demi-journées dans le mois, l'inspecteur d'académie, alerté par le directeur de l'école, peut prévenir les services sociaux et adresser un avertissement à la famille. Des sanctions, pénales et financières, sont même prévues par la loi."
J'avoue être plus que perplexe et ennuyée. Espérons que Sixpommes ne tombe plus malade d'ici la fin de l'année scolaire et qu'il ne se mette pas à pleuvoir des grenouilles qui bloqueraient les transports en commun après-demain...
Je crois que, finalement, je vais faire exprès de la prendre très froide, ma douche, cet après-midi.
Flannie |
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