Ce matin, un lapin...
dimanche, avril 24, 2011 at 7:52AM Matin de Pâques. 7h. je marche sur la pointe des pieds dans mes chaussons de danse. Je les adore car ils sont si légers et si souples que j'ai l'impression de ne rien avoir aux pieds. Voilà une heure que je suis levée à ne rien faire de peur de réveiller toute la maisonnée. N'y voyez là rien de très attentionné. Pour une fois, tout le monde dort, même mes voisins que je n'entends pas. La petite dort depuis 8h. Les autres n'ont pas encore bougé un orteil pour aller faire pipi.
Rien pour perturber les divagations de mon esprit. Le pied..... !
Je mange un gros pain au chocolat glacé sur le dessus et fourré comme un éclair. J'ai beau ne pas être grandement pratiquante, je ne rigole pas avec le chocolat et aujourd'hui c'est Pâques. Je vais me fourrer aux pralinés de Victoire*toute la journée mais pour l'instant je me dirige vers la cuisine en catimini pour allumer la bouilloire et me préparer une tisane. J'ouvre les volets doucement, tout doucement, surtout celui de droite qui a tendance à grincer de bon matin et je salue la rue, toute endormie. Il fait bon, il fait frais. Ca m'aère le cerveau aux prises avec le thème du concours du Figaro. Figurez-vous que je n'ai toujours pas écrit un mot.
Je bloque. Le thème est difficile. Je suis partie sur une idée intéressante, une idée qui pouvait franchement être amusante mais je me rends compte depuis quelques jours qu'elle n'est pas réalisable dans les temps car elle implique la participation de personnes aux emplois du temps aussi chargés que le mien.
Cette semaine, j'ai dit à mon précoce qu'on pouvait s'aimer et être aimé sans être parfait. Les lecteurs et lectrices concernés par la précocité comprendront aisément que c'est un sujet délicat. Un sujet qui pompe toute mon énergie en ce moment car Sixpommes est à nouveau dans une phase de dévalorisation qui le rend malheureux et insupportable. Il a besoin de tout réussir sinon c'est la cata et par respect pour son initimité je ne vous raconterais pas à quel point il est difficile de gérer les résultats. Comme Sixpommes et moi nous ressemblons beaucoup, j'ai misé beaucoup sur ce concours. Pas pour devenir rédac chef d'un jour finalement. Pas pour gagner un voyage pour deux (sachant que nous sommes 5). Pour lui montrer que pour une fois depuis xxxxxxxxxxxxxxxxx mois, je suis bloquée par un sujet qui va peut-être me faire échouer.
- Est-ce que tu m'aimeras toujours si je rate ce concours ?
- Et oui, la question ne se pose pas. Tu es ma maman à moi.
- Tant mieux. Parce que moi je m'aimerais quand même si je ratais ce concours. Je serais triste de rendre un mauvais travail et de perdre à cause de cela mais je m'aimerais encore et quand toi tu rates quelque chose je t'aime toujours. Je veux que tu t'aimes aussi.
- Oui maman mais tu vas essayer de réussir quand même ?
Oh zut ! Et dire que, récemment, j'ai réussi à intégrer positivement la notion d'abandon à mon programme interne... Je ne vous cache pas que j'avais tout bonnement envie d'abandonner le concours du Figaro madame même si la date limite de participation n'est que le 1er mai. J'ai tellement d'autres projets en ce moment que me triturer l'esprit sans que ce soit agréable me paraît royalement masochiste.
Malheureusement, après la question de l'estime de soi, il faut passer à la leçon 2 avec Sixpommes.. la notion d'effort dans la difficulté. Finalement, le jury, cette année, ce ne sera ni vous les lecteurs du Figaro, ce sera Sixpommes ;-)
Qu'il est dur d'être parent.... (soupir) La prochaine fois que j'essaie d'illustrer mes propos par des exemples de la vie courante, je lui dirais de prendre exemple sur son père !
Sur ces belles paroles, je m'en vais cacher les oeufs, la friture et les poules. Les oreilles du lapin sont cassées. Je le remplace par un petit cochon cette année.
* si vous n'avez encore jamais goûté les chocolats Abanico, il faut vraiment que vous croquiez un jour dans un de ses pralinés ou ganaches à la rose. Il y a de la poésie dans ses chocolats...
Flannie |
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