Big girls don’t cry
Vous savez déjà ce que j’ai fait de ma soirée d’hier, pas vrai ?
J’ai fermé la porte de la chambre des petits, enfilé mes chaussons de danse, couru allumer la télé et je me suis installée devant… Dirty Dancing (Avec un rocher Suchard mais c’est tout de suite moins glamour donc on oublie ce détail). Je me répétais comme une gosse pendant les pubs “Tu ne vas pas pleurer. Tu ne vas pas pleurer. Tu ne vas pas pleurer.” Les premières images ont surgi sur l’écran. L’été 63. Bébé sur la banquette arrière de la voiture familiale. La pension Kellerman. Et ziouuuuu, premier sanglot.
Bébé et Johnny, c’est toute la première partie de mon adolescence, quand je partais encore en vacances en camping avec mes parents. Johnny, c’était le gars que je rêvais de croiser chaque été. Un grand dur, félin, ravageur avec juste ce qu’il fallait de fragilité pour percer sa carapace de cuir et ôter ses lunettes noires. Je voulais que mon père soit aussi cool que Jerry Orbach. Je voulais pouvoir danser avec des talons de femme et faire virevolter mes jupes, mettre du rouge à lèvres, me faire percer les oreilles, me tenir droite comme une grande danseuse. Je rageais d’avoir 3 poils autour du nombril et une peau de poulet pas très fermier…
Hier, j’ai quand même eu, entre trois sanglots, une révélation meldleyienne. J’ai grandi !e suis une grande fille maintenant. Penny ne m’impressionne plus autant. Je n’ai plus envie de savoir absolument danser avec des talons pour me sentir femme. Ni même porter du rouge à lèvres pour plaire (un rouge à lèvres qui ne rendait pas hommage à la beauté de Jennifer Grey, vous avez remarqué ?)
Croyez le ou non mais hier j’ai fantasmé sur… le gilet en mohair de Bébé, son haut à rayures pastel, son short en jeans rikiki, sa blouse blanche aux manches-ballons ornées de rubans, ses convictions d’ado, son énergie à défendre ce en quoi elle croyait, son naturel passionné et désarmant d’optimisme.
Ouaip, j’ai grandi parce que jamais autant avant cette petite phrase de Johnny n’avait résonné à ce point dans mon petit coeur. “Frédérique, pour moi, c’est le nom d’une vraie femme”, qu’il lui dit penché au-dessus d’elle sur le lit. Cette scène m’a chatouillé le palpitant longtemps car Bébé, c’était moi et ma horde de copines. Nous étions toutes des Bébés à nous inventer des diminutifs à tout-va pour nous la jouer. Hier, j’ai trouvé ça encore plus émouvant car Frédérique aujourd’hui, c’est moi et ma horde de copines, en train de pleurer la disparition de Patrick Swayze devant nos écrans de télé à grand renfort de chocolat, de chaussons de danse, de maris compatissants, de jambières fluo et de poils au nombril.
Ouaip, nous avons grandi mais contrairement à la chanson les grandes filles pleurent aussi.
Bonne journée, mes petits chaussons !










ah que de souvenirs !
On ne se refait pas… Ce film me fera toujours de l’effet et plus depuis le départ de Patrick Swayze même si je ne l’ai jamais trouvé attirant charmant et blablabla…
@ INGRID: Je te comprends tout à fait !
@ CHOCOLADDICT: Ravie de te retrouver ! Que de souvenirs, comme tu dis !
Très beau texte, Scarpinella, sensible et tout comme tu sais les écrire. Pas revu DD (il est où Dédé?), parce que cette chaîne là n’arrive pas dans ma cambrousse. En revanche je l’ai revu il n’y a pas longtemps et c’est vrai qu’il était torride le Patrick. Félin, sensuel, torride, quoi…
Qu’est-ce qu’elles doivent se réjouir là haut, les groupies qu’il a rejointes : tu rends compte, Patriiiiiiick, et aussi Marlon et aussi James, sans parler d’Humphrey et autres messieurs bourrés de sexe à pile…
Enfin, tout ça pour dire, très beau texte, ma Scarpinella.
Tu crois qu’ils ont besoin de piles au paradis ? Pas très eco-friendly… ;-p Ok, ok, je sors. M’en vais faire ma soupe.
Bonne soirée, les filles ! Bye-bye Patrick ! Bye-bye Jerrry !!!!! We’ll see you there one day
Dirty Dancing. La première fois que je l’ai vu, j’étais ado et cela faisait un certain temps déjà qu’il était sorti.
J’ai tout de suite hyper accroché. L’ambiance centre de vacances, les filles et leur liberté.
Et puis le Papa était le portrait craché de mon grand-père décédé qqs années aux paravent.
Donc forcément la scène qui me faisait pleurer mais pleurer c’était lorsque “Bébé” avait une explication avec son père sur la terrasse et que son père restait les yeux fixe en se rendant compte que sa petite fille lui avait menti mais aussi avait bien grandi !
Je ne vais pas vous dresser la liste de mes scènes préférées (tout le film en fait !) mais j’avoue que je suis totalement amoureuse de ce film.
Moi qui regarde tous les films en vo je dois dire que là, impossible de regarder DirtyDancing sans la voix de Bébé et de Johnny. Ah ! Johnny !
Ps : je m’étais acheté le coffret DVD+CD musique et je l’écoute très souvent !
Même mon homme avait les yeux légèrement humides durant les excuses de Bébé à son père. J’adore cette scène. Non seulement elle est émouvante mais en plus j’adore Jerry Orbach (le papa) et je me dis que si la vie pouvait être aussi facile que leurs rapports, finalement, elle serait bien belle….