Les livres-composés de Myriam Chirousse

Posted in Book Club, Dernières notes, interviews by Flannie on février 9th, 2010

Avec Jean-sébastien Blanck, auteur et éditeur de livres jeunesse, j’ai inauguré il y a quelques mois un petit jeu de livres-composés auquel Myriam Chirousse, l’auteure du roman Miel et Vin (que j’ai adoré et vous invite à dévorer au plus vite entre deux tartines de passion et une tasse fumante de suspens !), a elle aussi accepté de participer. Je vous livre ses réponses en espérant que vous vous amuserez à vôtre tour avec ces questions-livres. ;-)

Myriam, je vous propose quelques mots composés et vous laisse nous dire ce qu’ils vous évoquent:

-1) Un livre-femme

Est-ce qu’un livre a un sexe ?

-2) Un livre-enfant

Il me vient : *La vie devant soi* d’Emile Ajar (Romain Gary)

-3) Un livre-homme

Non, en fait je ne pense pas qu’un livre soit homme ou femme, je ne le sens pas comme ça

-4) Un livre-ville

Capitale du Gabon !  (pardon… je n’ai pas pu m’en empêcher !)  ;-)

-5) Un livre-coeur

Un de mes chouchous adorés : *Les Hauts-de-Hurlevent*, d’Emilie Brontë

-6) Un livre-chevet

Un truc millénaire qui m’accompagne depuis des lustres : le *Yi-King*

-7) Un livre-voyage

*La Prisonnière des Sargasses*, de Jean Rhys : un voyage obscur

-8) Un livre-cartable

En vrac : la couverture rouge du Bescherelle, le Bled pour les exo de grammaire, mon premier livre d’apprentissage de la lecture avec les voyelles en rouge et en bleu…

-9) Un livre-écrin

*Les Mille et Unes nuits* : une merveilleuse boîte pleine de trésors

-10)Un livre-larme

*Le Roi transparent*, de Rosa Montero : je l’ai lu, relu, re-relu, traduit, relu, corrigé, re-relu, re-corrigé les épreuves… et chaque fois j’ai pleuré !

-11)Un livre-avenir

J’hésite entre celui que j’ai envie d’écrire maintenant, et celui qui attend en haut de la pile de lectures et que je n’ai pas encore ouvert

Voilà… à prendre non pas comme une thèse (il n’y a guère matière à aller bien loin !) mais comme la radiographie du moment. Merci pour ce petit jeu !

La fessée: entretien avec Stephan Valentin

Posted in Dernières notes, Du côté des petites pointures, interviews by Flannie on février 8th, 2010

La fessée, sujet ô combien délicat, a déjà été traitée ici et a suscité bon nombre de commentaires dont l’intervention même d’Olivier Maurel, auteur de « La fessée, questions sur la violence éducative (paru aux éditions La plage).

Aujourd’hui, je vous propose d’aller un peu plus loin en posant quelques questions à Stephan Valentin[1], auteur de « La fessée, pour ou contre ? » (Editions Jouvence, 4.90€, petit livre dans lequel bon nombre de parents pourront se reconnaître et trouver quelques idées de solutions pour “être une autorité sans être autoritaire“)

Vous distinguez deux sortes de fessées : la fessée réactionnelle et la fessée éducative. L’enfant peut-il faire la différence entre ces deux gestes ? Les répercutions sont-elles les mêmes, à votre avis ?

Pour l’enfant, une fessée reste une fessée, c’est-à-dire des coups sur son derrière. La fessée « réactionnelle » donnée par un parent qui se sent débordé par son enfant et qui vise juste à évacuer le trop plein émotionnel du parent et la fessée « éducative » employée par les parents pour obtenir l’obéissance de l’enfant sont toutes les deux signe d’un échec de l’autorité parentale. Le parent ne sait plus gérer son enfant que par les coups. À ce moment, le parent apparaît dans un état de faiblesse aux yeux de l’enfant. C’est alors que se produit le risque de perdre le respect de son enfant. Cela ne se produit pas bien sûr lorsque la fessée est exceptionnelle. Mais cela peut survenir si le phénomène s’installe.

Vous dîtes, dans le chapitre intitulé « s’imposer en tant que parent » que les punitions corporelles - ou la simple peur de la fessée - ont pour effet d’humilier l’enfant tout en le forçant à obéir à ce qu’on lui demande parce qu’il est plus faible, pas parce qu’il adhère. Quels conseils de base donneriez-vous aux parents pour se faire obéir sans avoir recours à la fessée ?

On peut toujours éviter de frapper son enfant. Beaucoup de parents sont d’ailleurs eux-mêmes surpris d’avoir donné une fessée à leur enfant qu’ils aiment plus que tout. Et ils culpabilisent après.

L’enfant a besoin de limites. En donnant des limites à son enfant, on lui donne des règles qu’il doit respecter. Certains parents ont du mal à dire « NON » à leur enfant ou ils agissent selon l’humeur du jour. Donc, quand ils sont de bonne humeur, rien n’est grave, mais le jour où ils sont stressés, fatigués ou épuisés, la plus petite bêtise devient un drame et l’enfant est fessée. Pour un enfant, un « Non » doit rester un « Non » et un « Oui » un vrai « Oui ». Tout en sachant rester souple quand il faut.

Quelques conseils :

Maman et papa savent très bien à quel moment et dans quel endroit leur bambin se jettera probablement par terre en hurlant… Avant d’aller au supermarché, on prévient l’enfant qu’il n’aura pas de jouets par exemple, ou juste un chocolat. Et l’enfant doit dire « d’accord ». Ainsi, l’enfant sait à quoi s’attendre. C’est un contrat. Pareil pour la télé. On dit avant de l’allumer : « Tu as droit à 30 minutes de télé. D’accord ? » Souvent l’enfant ne connaît pas ses limites, parce que les parents ne les énoncent jamais clairement.

Certains enfants semblent être allergiques à toute forme d’autorité quelle qu’elle soit. On entend même certains membres du corps enseignant se plaindre du peu d’autorité qu’ils ont sur les élèves d’aujourd’hui, accusant les parents d’être de moins en moins fermes avec leurs enfants et de moins en moins bien les éduquer. Quelles sont les clés pour être une autorité sans être autoritaire ?

Un enfant ne cherche jamais une punition corporelle. En revanche, ce qu’il cherche c’est le « Non » en paroles, l’autorité parentale non violente.

  • Donnez le bon exemple.
  • Mettez l’accent sur la prévention.
  • Déterminez ce qui est vraiment important et énoncez quelques règles claires et constantes.
  • Dites à votre enfant ce que vous attendez de lui.
  • Félicitez votre enfant de ses efforts, même si tout n’est pas parfait.
  • Respectez le besoin de votre enfant de grandir et d’explorer.
  • Ne laissez pas s’installer votre enfant dans un comportement que vous désapprouvez.
  • Sachez tout de même rester souple en ignorant les écarts de conduite sans gravité.
  • enfin, et surtout, amusez-vous avec votre enfant !

Quelles punitions utiliser pour remplacer la fessée éducative ?

On parle toujours des punitions. Pourtant tout parent sait très bien que toute punition perd de son efficacité après quelque temps. Même la fessée « éducative ». Tout le monde connaît le fameux « même pas mal » quand l’enfant est fessée systématiquement. Pourquoi ne pas essayer autre chose ?! Par exemple, renforcez le côté positif chez votre enfant en le félicitant quand il fait quelque chose de bien. Souvent, les parents considèrent les efforts de la part de l’enfant comme « normal ». Mais quand il range sa chambre tout seul, c’est pour maman et papa. C’est un signe d’amour. En lui montrant que vous reconnaissez ses efforts, votre enfant essaiera encore plus de bien se comporter.

Pour les parents qui pensent en lisent ces lignes, « ah oui, c’est ça. Venez voir mon enfant quand il hurle à la maison…» - changer d’éducation ne se fait pas du jour au lendemain. Entre temps, on peut punir l’enfant par exemple en le mettant dans sa chambre pour quelques minutes. Ainsi il se calme de son côté et maman ou papa de l’autre.

Qu’est-ce que le conditionnement opérant ?

On donne la priorité à un comportement qu’on voudrait que l’enfant adopte. On ne récompense que les bons comportements. On ne punit pas. Cela rejoint ma réponse précédente. Vraiment, je le conseille vivement aux parents. Après tout, c’est tellement fatiguant de s’imaginer toujours de nouvelles « menaces » dans le style : « on ne va pas aller au parc », « tu n’auras pas de glace », « pas de télé tout à l’heure » etc.

Dans plusieurs chapitres, vous décrivez les différents comportements de l’enfant qui vont amener l’adulte à lui donner une fessée (la colère incontrôlée de l’enfant, l’enfant turbulent, l’enfant qui dit « non »…). Quels conseils prodiguer à des parents qui lèvent la main par fatigue plutôt que conviction éducative ?

Communiquez avec votre enfant ! Quand on est épuisé, il faut le signaler à son enfant. Même s’il est tout petit. Les enfants comprennent beaucoup plus qu’on ne pense. Par exemple : « Papa est vraiment fatigué. Tu veux bien jouer dans ta chambre et ne pas faire trop de bruit?!»

Demandez de l’aide ! Si on sent que l’on n’arrive plus à gérer son enfant, on demande à son partenaire d’intervenir.

Éloignez l’enfant ! Si on est seul ou les deux parents sont au bord de la crise de nerfs, mettez l’enfant dans sa chambre. À l’écart des parents, ils ne peuvent plus le frapper et ils peuvent se calmer de leur côté.

N’attendez pas ! Dites tout de suite « stop » à votre enfant quand il vous énerve au lieu d’attendre et d’attendre et puis la fessée part sans le vouloir…

Prenez votre enfant dans les bras ! Si votre enfant vous a fait peur par exemple en traversant tout seul une rue, serrez-le dans vos bras. C’est mille fois mieux pour lui faire comprendre que vous avez eu une peur bleue pour lui. Après on peut lui dire calmement de ne plus jamais refaire ça et surtout expliquez-lui pourquoi.

Monsieur Valentin, merci !

[1] Stephan valentin, docteur en psychologie et spécialiste de la petite enfance, est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant du sommeil, de l’obésité ou encore de la violence chez les enfants. Il explique leur langage dans « Quand mon bébé me parle », paru aux Editions Jouvence.

Une fin d’année mémorable

Vous savez ce qu’il y a de bien avec les papillotes ?

C’est qu’on peut se gaver de chocolat tout en testant les limites de la profondeur du pantalon de la cervelle des collègues particulièrement gavants. Ou des cousins. Ceux qu’on est content de ne croiser qu’une fois l’an (pas comme les collègues de bureau…) parce qu’on a beau chercher, on ne se trouve aucune affinité avec eux. Supporter des types hyper lourds tous les jours parce qu’on partage quelques mètres carrés avec eux demande déjà une prime à la fin de l’année mais que faire avec des cousins très, très éloignés avec qui on n’a malheureusement qu’une pincée d’épices en commun (rapport qu’on s’appelle Pepper, nous !) et aucune autre affinité - devrais-je dire “lourdité” ?

Ben, on se gave de papillotes et chaque fois qu’un cousin approche on met notre petite bouche  pleine de chocolat en cul de poule et on s’écrie “Oh, tu la connais, celle-là ? “Je tiens ce monde pour ce qu’il est: un théâtre dans lequel chacun doit tenir son rôle.” (et ses distances) C’est de Shakespeare. Tu as lu Mcbeth ? (Pourquoi McBeth ? Parce que c’était moins long à prononcer que Songe d’une nuit d’été).” Généralement, le cousin lourd n°1 repart illico et on pense avoir gagné le premier round.

Flannie: 1 / Cousins: 0

C’est sans compter le cousin Hagard Dunord qui nous soulève soudain dans ses gros bras et nous presse si fort qu’on entend nos côtes se briser une à une. Il est gentil et plein d’amour, le vieux cousin, mais sa barbe sent tellement le hareng qu’il nous faut double ration de chocolat noir pour masquer les odeurs. Et là, encore, il ne parle pas. Quand il ouvre la bouche, le pauvre Hagard, on préférerait à la rigueur qu’il la cache dans sa barbe. D’où la provision de papillotes au malakoff qu’on garde au fond de la poche au cas où il viendrait à passer dans le coin. Ce n’est pas tant pour nous taper une indigestion que lui enfourner dans le bec pour masquer les relents de poisson qui émanent de son gosier sonore. Ca nous permet en plus d’avoir un petit stock de citations pas piquées des vers pour couper la chique aux autres cousins, les Rottweiler (“Il faut toute la vie pour apprendre à vivre” (pour Sénèque mais moi je trouve qu’il faut quelques centaines de générations pour cousin Rott) comme les Rockfeller (“Si vous voulez que la vie vous sourit, apportez lui d’abord votre bonne humeur.” Spinoza - et ne votez pas pour Sarkozy la prochaine fois). Cela nous amène généralement à…

Flannie: 4 ou 5 / Cousins: 0

Le pire arrive quand monte une sévère envie de pissoter et qu’il faut slalomer le plus diligemment possible entre les tables afin d’éviter la Grande Cousine par-un-Colley-montée et sa mère qui ne comprennent pas pourquoi je ne leur donne pas plus souvent des nouvelles des prouesses scolaires de mon aîné (qu’elles savent pertinemment avoir quelques soucis d’adaptation) et là je pense à la petite citation contenue dans la papillote chocolat noir/crème passion que j’ai lancée dans la bouche du cousin Hagard par mégarde  (la crème aux fruits de la passion se marie très mal avec le hareng):“Bien-être: état d’esprit produit par la contemplation des ennuis d’autrui.” Ambrose Bierce.

Flannie: 5 / Cousines: 1

Je me console avec un fourrage au praliné et cette citation de Corneille en contemplant ma tablée: “Et quand on n’a pas ce qu’on aime, il faut bien aimer ce qu’on a.” Très sage, ce Corneille.

Voici généralement ce qui arrive tous les ans avec quelques variantes. Chaque année, je crois m’en sortir les doigts dans le chocolat mais finalement…

Lors de la réunion 2009 des épicés du bulbe, des Salt et des Pepper, des Colonel Moutarde, des taties Coriandre et autres branches pimentées de notre grande famille Pepper, j’en étais là de mes petites papillotes quand, soudain, cousin Bernard qui n’est pas le dernier pour en déguster nous a presque achevé: “Chacun de nous est une lune avec une face cachée que personne ne voit.” Mark Twain. Il a dit cela quand tante Jacqueline est passée. Mais pas son postérieur . Lui, il ne passe jamais là où l’espace est réduit. J’avoue, c’était très drôle. merci, Révillon !

Flannie: 6 / Cousins: 2

La citation de la fin, quant à elle, n’est arrivée qu’au moment de la salade quand lourde cousine n°… (j’ai arrêté de compter) s’est assise à côté de moi avec le regard qui en disait long sur ses subtiles intentions de conversation. J’ai sorti mon dernier petit bout de papier de la poche et…

Manger. Si ce que tu manges ne te grise pas, c’est que tu n’avais pas faim.” André Gide., ai-je déclaré en espérant échapper aux sempiternels conseils concernant la carrière de Sergent. J’étais même plutôt fière de moi sachant que lourde cousine n°… fait autant grincer les chaises que mes dents.

Et là, derrière la lourde cousine n°… est apparu son frêle petit mari au crâne à moitié dégarni comme un nid de vautour. Sous son long nez de vieille sorcière, j’ai vu ses lèvres se contorsionner et l’ai entendu s’écrier en me regardant: “Ptain, la cousine, t’as dû te griser souvent, cette année !”

Flannie: 6 / Cousins: 10 000

J’ai retiré Gide de ma bibliothèque.

PS: J'attends les derniers textes pour le concours Abanico.
Résultats samedi prochain, mes petits talons !

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Pinky Mood

Posted in Dernières notes, La photographie by Flannie on février 4th, 2010

1# Pourquoi suis-je souvent plus inspirée par les soldes au rayon pyjama que par les vêtements
"de jour" ?
2# La peau est le plus beau des romans. Comment peut-on encore nous faire croire qu'une nouvelle
crème miracle va la remodeler à certains endroits tout en la lissant à d'autres et ainsi effacer
toute son histoire d'une simple application chaque matin ?
3# Ma citation préférée. La saison des papillotes est finie. snif ! ;-) 

Le cheveu accessoire

Posted in Dernières notes, Les cheveux by L'escarpin on février 3rd, 2010

Après “un homme peut-il m’aimer avec mes vergetures ?“, une nouvelle recherche menant à l’escarpin a attiré mon oeil hier: “Des gens de mon lycée se moquent de mes cheveux.

Franchement, cocotte (ou coco…), tu ne pouvais pas mieux tomber que sur l’escarpin, le rendez-vous des poilopathes en tous genres (voir la Babouche pour toute explication concernant cette nouvelle discipline qu’est la poilopathie), des névrosés du cheveu et des Hooligans de la touffe !

Pas vrai qu’on a toutes eu notre lot de frayeurs et de moqueries avec nos cheveux ?

Il y a peu, j’appartenais encore au Clan de la Touffe des Cavernes mais la babouche m’a envoyé un paquet de rhassoul, de savon noir et d’huile d’argan qui a ravi mes boucles et leur a redonné leur “sexy curly power”. là, je vous avouerai que, angine et stress obligent, j’ai l’air d’avoir une mousseline de mémé sur la tête mais j’assume. C’est peut-être ça, le secret, après tout… Assumer ou tout raser.

Ceci dit, pendant qu’on se moquait de mes cheveux, personne ne prenait vraiment la peine de regarder mon nez de profil ou la taille de mon postérieur. Les cheveux peuvent aussi nous aider à voiler d’autres petits défauts qui nous complexent bien trop souvent. ;-)

Je divague, je divague… si quelqu’un a une nouvelle histoire de cheveux à nous raconter, je suis preneuse ! (redaction@letheoremedelescarpin.com). D’ici là, je vous laisse avec la vidéo du défilé Vuitton printemps-été. Non seulement, j’adore les tenues présentées mais j’ai aussi une admiration toute particulière pour celui qui a affublé nos bien maigres mannequins de touffes si démentes qu’on se demande comment elles peuvent marcher sous ce poids. ;-)

Après tout, les cheveux peuvent être source de moquerie mais aussi nos meilleurs accessoires mode. A nous de jouer entre imaginaire et capillaire ;-)

coupe spectaculaire chez Haircoif

Kate Moss avec ses mèches grises

Mèches Haute-Couture chez Dior

Démente Afro chez Vuitton
(copyright: Firstview pour Vogue)

(Copyright: Firstview pour Vogue)

Boucles pepsy chez Gaultier et Dior

Architecture capillaire chez Marc jacobs
(liens vers articles sources sur chaque photo)

Jeunes étoiles et robes de bal

Posted in Dernières notes, La mode, la cellulite de mes neurones by L'escarpin on février 2nd, 2010

Hier, plongée dans ma lecture hebdomadaire du magazine Vanity Fair, je me suis arrêtée sur cette photo  d’Annie Leibovitz comme une petite fille à la devanture d’une confiserie. Pastels, paillettes, tulle et froufrous… On en a déjà parlé. Vous savez que ça me fait totalement craquer et que ça me file des envies bourgeonnantes de printemps anticipé (dit-elle alors qu’il fait -8°C dehors…).

Le truc, c’est que j’ai ensuite regardé plus attentivement les visages et presque aucune de ces étoiles montantes hollywoodiennes ne m’était familière. Je n’en ai reconnu que 3 dont 2 que j’avais effectivement vues récemment dans un film (Twilight) et 1 seule dont je me souvenais du prénom (Kristen Stewart).

Ensuite, je suis allée lire la très excellente note de Géraldine Dormoy sur Katharine Hepburn et cate Blanchett, deux de mes idoles.

A votre avis, c’est que je ne suis plus du tout à la page ou que la célébrité n’a plus tout à fait la même définition de nos jours ?

Pour les curieuses/modeuses, voici la liste des jeunes célébrités présentes sur la photo avec quelques détails sur leurs superbes tenues:

From left: Carey Mulligan (dress by J. Mendel, earrings by Lee Angel), Kristen Stewart (dress by Blumarine, shoes by Pedro Garcia, watch by Jaeger-LeCoultre), Abbie Cornish (dress by Dior, shoes by Aldo, earrings by David Yurman, bracelet by Cartier), Mia Wasikowska (dress by Luisa Beccaria, earrings by David Yurman), Amanda Seyfried (dress by Chado Ralph Rucci, earrings by Beladora), Rebecca Hall (dress by Dior, shoes by Vera Wang, earrings by Beladora), Emma Stone (dress by J. Mendel, shoes by Manolo Blahnik, earrings by David Yurman), Evan Rachel Wood (dress by Dior, earrings by Cartier, bracelet by David Yurman), and Anna Kendrick (dress by J. Mendel, shoes by Pedro Garcia, earrings by Beladora, ring by David Yurman).

Vous en reconnaissez combien sur la photo ?

credit photo: Annie Leibovitz pour Vanity Fair
stylisme: Michael roberts

Soeurs

Posted in Book Club, Dernières notes by Flannie on janvier 31st, 2010

Je n’ai que des frères et suis tellement mal à l’aise quand il s’agit de rencontrer d’autres femmes que j’ai tendance à chérir plus que de raisons les quelques belles amitiés féminines (cf note sur La Chaise Longue) qui se dessinent dans le ciel de mes connaissances. Je n’aurais pas aimé avoir une soeur. Pourtant, quand je lis certains textes (je pense à l’Immortalité de Kundera), la relation entre soeurs m’intrigue. Hier, j’ai entamé L’Echappée belle d’Anna Gavalda et j’ai retenu avec envie ces quelques passages:

Aujourd’hui, elle est ma meilleure amie. Ce truc à la Montaigne et La Boétie, vous savez… Parce que c’était elle, parce que c’était moi. Et que cette jeune femme de trente-deux ans soit ma soeur aînée est tout à fait anecdotique. Disons un petit plus dans la mesure où nous n’avons pas perdu de temps à nous trouver.

A elle Les Essais, les super théories, que l’on est puny pour sopiniaster et que philosopher c’est apprendre à mourir. A moi le Discours de la servitude volontaire, les abus infinis et tous ces tyrans qui ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. (…)

Nous sommes bien différentes pourtant… Elle a peur de son ombre, je m’assois dessus. Elle recopie des sonnets, je télécharge des samples. (…)

Elle ne me juge pas. Elle me prend comme je suis. Avec mon teint gris et mes idées noires. Ou avec mon teint rose et mes idées bouton-d’or. Lola sait ce que c’est qu’une grosse envie de caban ou de talons hauts. (…)

Quand nous ne nous sommes pas vues depuis longtemps, elle m’emmène dans une brasserie, chez Bofinger ou au Balzar pour regarder les garçons. Je me concentre sur ceux des tables voisines et elle, sur les serveurs. Elle est fascinée par ces grands dadais en gilet cintré. Elle les suit du regard, leur invente des destins à la Sautet et dissèque leurs manières stylées. Le truc rigolo, c’est qu’il arrive toujours un moment où l’on en voit un passer dans l’autre sens à la fin de son service. Il ne ressemble plus à rien. Le jean ou le bas de survêt’ a remplacé le grand tablier blanc et il salue ses collègues en les apostrophant vulgairement…

Lili Lovely

Posted in Dernières notes, La mode by L'escarpin on janvier 30th, 2010

Un petit mot en passant pour signaler aux fans de la marinière Sandro qui n’ont pas quelques centaines d’euros à mettre dans un haut en ce moment (ni dans un bas, d’ailleurs ;-)!) qu’un de mes sites chouchous, Brandalley, a lancé une vente flash de vêtements de la marque Lili Lovely avec des marinières dans le même esprit que celle qui a tant fait couler de pixels sur les écrans des blogueuses ces derniers mois:

il en reste quelques-unes rayées rouge, noir ou bleu marine avec différentes épaulettes à 29€ chacune (la sandro vaut bien dans les 195€…). La vente est ouverte jusque demain minuit. Malheureusement, il ne reste déjà plus ma taille.

J’ai découvert par la même occasion des petites robes à croquer:

Parmi elles, cette robe en acrylique et mohair taupe. Portée sur un legging à écailles comme présenté ci-dessus, l’effet est superbe. En plus, elle a l’air hyper confortable et ne coûte “que” 35€. Bien sûr, devinez quoi ? il n’y a plus ma taille non plus pour ce modèle sinon je l’aurais bien porté sur un skinny usé.

Reste que si ça intéresse quelques fines pointures parmi vous, la vente est ouverte jusque dimanche soir. ;-)

The Art of Moving (l’Ego Hôtel)…

Posted in Dernières notes, l'art de vivre à la Scarpinella by L'escarpin on janvier 29th, 2010

En cette fin janvier, j’ai besoin de me changer les idées, revoir le plat pays qui est le mien, abandonner quelques temps les montagnes pour balancer à l’horizon toutes mes questions existentielles et actuelles, mettre à plat mes véritables envies quant à cette nouvelle décennie. Je ne sais pas vous mais, moi, malgré les fêtes de fin d’année encore fumantes, j’ai l’impression que janvier est un mois affreusement épuisant.

J’ai besoin de vacances - mais pas “que” de vacances. Je ne cherche pas à m’envoler vers une quelconque destination exotique ni oublier la froideur de l’hiver sous les cocotiers. Non, j’ai besoin de me ressourcer (dit-elle après avoir repêché le troisième rouleau de papier toilette parfumé balancé par Miette dans les WC…). J’ai besoin de me ressourcer. Pas forcément partir loin mais me sentir bien.

Ayant décidé que 2010 serait l’année de toutes mes régressions, je me suis dit qu’un petit pèlerinage dans les plats pays de ma jeunesse me ferait grand bien. Que ceux qui ne jurent que par le soleil enfilent vite une grosse maille avant de lire la suite. Moi, j’ai envie de fouler de vieilles rues pavées mes bottes aux pieds, traverser les canaux du Nord ma grosse écharpe sur le nez, manger des frites accoudée à un comptoir en bois vernis, boire une bière bien fraîche même s’il fait -10° dehors. J’ai envie d’entendre les gens parler avec une voix forte et un accent un peu râpeux tandis que j’avale un copieux petit-déjeuner salé ou visite un vieux musée.

J’ai envie de plats pays… de plats pays dans lesquels les montagnes ne se dresseraient pas entre moi et l’horizon.

Comme chaque fois que je me décide à organiser une escapade familiale, le choix le plus délicat n’est pas de décider quel musée visiter ou non ou quel train prendre. Le choix le plus épineux reste celui de l’hôtel pour nous quatre.

Un hôtel, c’est à la fois bien peu et beaucoup lors d’un court séjour à l’étranger selon qu’on l’envisage comme un simple point de chute entre deux visites ou un véritable lieu de détente faisant partie intégrante du voyage.

Après avoir légèrement cherché sur le web quelques pistes d’hôtels de côté de la Belgique, je me suis souvenue qu’on m’avait présenté lors d’un brief une ligne d’hôtels comme une collection d’histoires pour des séjours atypiques. Les mots “hédonistes” et “personnalité” étaient revenus si souvent dans la présentation que je me suis ruée sur le site…

Du spa de Tombolo en Italie à l’hôtel Baltimore à Paris en passant par l’auberge Cradle Moutain en Tasmanie ou le Grand Hôtel de Cabourg en Normandie, la collection MGallery est une collection d’hôtels accès sur l’originalité du lieu, son histoire, sa culture, son design (Poumok, tu vas être servie !), s’accordant aux besoins, aux envies et aux humeurs de chaque hôte. Un choix de rêve en ce qui me concerne, une sorte d’Ego Hôtel aux prix plus que corrects. 2010 serait-elle l’année de l’Ego sous toutes ses coutures ? Après l’Ego Facto et l’Ego Choco, voici donc l’Ego Hôtel.

Le principe me paraît si tentant que je suis vite allée voir si l’on pouvait séjourner dans l’un de ces hôtels en Belgique. hélas, non ! Mais en Hollande, oui. Dans la très belle ville d’Amsterdam. L’hôtel s’appelle The Convent Hotel.

Derrière la façade (sur laquelle rien ne vous empêche au passage d’admirer le tableau en carreaux de faïence), se dressaient avant 5 maisons dont 2 qui avaient été des couvents au Moyen-Age. Pour une fille, élevée chez les bonnes-soeurs du Nord, en quête de voyage et de régression, cet hôtel m’a tout l’air de se présenter comme mon Ego Hôtel ;-)

Si on y ajoute le fait qu’en tant qu’arrière-petite-fille et petite-fille de cheminot, je suis tout autant obsédée par l’Orient-Express, le Pullman et le Royal Scotsman que mon fils et que le décor du bar du Convent Hotel, The Duke Of Windsor, est inspiré du style de l’Orient-Express, je n’ai plus qu’à réserver !

Reste à savoir s’ils ont des chambres accueillant 2 enfants en bas âge et choisir les dates de notre séjour dans cette bonne vieille Amsterdam pour réserver nos billets de train. Tiens, qui a dit que trouver l’hôtel idéal était l’épreuve la plus fastidieuse des préparatifs ? ;-)

Article sponsorisé et très inspiré ! ;-)

short short

Posted in Dernières notes, La mode by L'escarpin on janvier 28th, 2010

Pourquoi ai-je l’impression que, cet été, la tendance ne sera ni aux nombrils poilus, ni aux bourrelets ? ;-)

Credit photo: Topshop
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