Le piano est une clé pour parler du couple… (le cheveu aussi)
Par Flannie • 9 avr, 2010 • Catégorie: Culture, Dernières notes, Les Hommes •
… ou comment j’ai trouvé dans Libé 3 bonnes raisons de m’offrir le tout dernier livre de Rachel Cusk, Les variations Bradshaw.
Hier, n’ayant pas encore deviné que ma journée allait être réellement choucroutesque, je suis allée boire un petit thé vert en compagnie de ma miette une heure avant mon RDV merdique.
Il y avait là dans mon petit bar préféré un couple âgé, style profs bohèmes à la retraite, prenant le petit-déj’ avec leur chien – chien dont les poils ressemblaient étrangement aux cheveux des maîtres. J’aurais pu rester une heure à observer tant le phénomène de la ressemblance maître-chien est hallucinant (bien au-delà du poil, d’ailleurs) mais j’ai découvert un article fort intéressant dans Libé. De suite, je pense à vous, me retourne pour me saisir de mon sac à dos dans lequel sont bien entendu fourrés mes cahiers et stylos et là, je saisis au vol la discussion de deux quinquagénaires à l’élégance n’égalant que le machisme.
« Dans la vie, Jean-Claude, il n’y a que deux sortes de femmes:
- celles qui commandent,
- et celles qui n’obéissent jamais. »
Ok. Je ne sais pas ce que vous en dîtes mais j’ai préféré vite me replonger dans Libé avant de me mettre à délirer sur l’image d’un Jean-Claude chauve, dépoilé, menotté et fouetté par une dominatrice nippone portant des oreilles de lapin rose et le tablier d’Alice par-dessus une queue de diablesse.
Je sais, je sais. J’ai parfois des idées franchement louches. C’est pour ça qu’il a fallu que je me concentre grandement pour lire d’un bout à l’autre l’article de Thomas Stélandre, interrogeant Rachel Cusk (l’auteure du très intéressant « Arlington Park ») sur son nouveau livre, Les variations Bradshaw.
Autant Arlington Park disséquait la vie et les aspirations de quelques Desperate Housewives britanniques en l’espace d’une journée, autant Les variations Bradshaw décrivent une année de la vie d’un couple dans les banlieues chics.
S’il en faut, voici 3 raisons extraites de l’article pour m’offrir le dernier roman de Rachel Cusk.
1) La banlieue: « Elle me permet d’explorer la peur d’être à la marge, décentré. Beaucoup de gens emménagent dans ces quartiers pour se protéger de la dure réalité du quotidien. Mais, en retour, il y a souvent l’impression de passer à côté des choses. »
2) Le couple: « Thomas a quitté son métier pour se consacrer à sa famille et au piano. Pendant ce temps, Tonie, mène une brillante carrière universitaire. Encore aujourd’hui, les gens perçoivent cet échange d’un mauvais oeil. »
3) La musique: « une certaine tranche de la population, vers 40 ans, ne vit plus comme des individus, mais un couple, une famille. A un moment, il semble qu’il faille accepter une discipline pour que la vie ait du sens, qu’elle soit utile, peut-être même belle. Cette discipline, je la vois comme une partition. »
(Réponses de Rachel Cusk à Thomas Stélandre dans Libération)
Autant de thèmes qui m’interpellent pour diverses raisons. Je vous en reparlerai après lecture.
Bon week-end, les petits talons ! Et n’oubliez pas: il y a celles qui commandent et celles qui n’obéissent jamais !
Mon père sait depuis longtemps dans quelle catégorie j’évolue
Flannie :
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Il existe une troisième catégorie de femmes mais honteuse, parce qu’elle ne fait pas partie de la mouvance actuelle comme on dit dans la branchitude. Ce sont les femmes qui coopèrent. Des qui n’ont rien à prouver, surtout pas qu’elles ont des couilles parce qu’elle savent bien qu’elles n’en ont pas. Des qui n’ont pas l’intention de les casser aux mecs parce qu’elles savent bien que ce n’est pas en castrant les hommes qu’elles gagneront une part de masculinité. Des qui vont tranquillement leur bonhomme de chemin et qui n’ont que foutre des luttes féministes parce qu’elles savent parfaitement quelle est leur place et celle de l’homme. On ne les trouve pas vraiment à tous les coins de rue ces femmes là, et surtout, c’est honteux, parce que ma foi, la mode étant à la bagarre systématique entre hommes et femmes, il est scandaleux de ne pas suivre cette mode là.
Bien dit, ma ganouchette !
pardon, mea culpa ! je suis vraiment l’empêcheuse de penser en rond, je trouve. Si je me lisais sans me connaître, je me détesterais et je pousserais des soupirs excédés. Déjà qu’en me connaissant ça ne va pas tout seul tous les jours…
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J’ai hâte de lire ton avis, j’avais entendu parler de ce livre, mais je ne sais plus trop où !
L’image de Jean-Claude et de la dominatrice est assez intéressante, by the way…
(mais où va-t-elle chercher tout ça ?)
@ BABOUChKA: Moi, je me connais bien et je m’exaspère toute seule
@ KAHLAN: J’avais faim (et quand j’ai faim, j’ai de vraiment drôles d’idées
)PS: tu as lu Arlington Park ?